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3.5

How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell : hymne punk et peroxydé

Profitant d’une sublime bande originale punk et krautrock, How to talk to girls at parties s’avère être un mélange peroxydé entre la romance SF et le feel good movie musical. Un peu inégal, pas aussi transgressif qu'il aurait pu l'être, le film n'en reste pas moins une bluette punk qui magnifie la construction d'un soi par l'ouverture aux autres et l'envie de briser les frontières de nos certitudes.
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4.0

Hérédité d’Ari Aster, l’épouvante à son paroxysme

Pour un premier film, Ari Aster donne un grand coup de pied dans la fourmilière du cinéma de peur. Hérédité, c’est la rencontre entre la fascination plastique et les méandres familiaux de La Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos avec les pulsions musicales d’épouvante sataniques de The Witch de Robert Eggers : une peinture horrifique aussi époustouflante qu’éreintante.
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Cannes 2018 : Leto de Kirill Serebrennikov, l’embrasement du rock’n’roll

La sélection officielle de ce Festival de Cannes 2018 nous dévoile Leto de Kirill Serebrennikov, un film qui transpire le rock et sa furie. D'un point de vue plastique c'est un délice esthétique, doté d’un noir et blanc majestueux malgré quelques effets un peu cheaps. Politique, engagé, et miraculeusement profond, Leto reste malgré tout trop concentré sur son visuel de papier glacé malgré la puissance de certains personnages: comme celui du fantomatique Mike.
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Cannes 2018 : Les Confins du monde de Guillaume Nicloux, l’Indochine comme tombeau

Comme dans Valley of Love, le personnage de Les confins du monde est à la recherche d'un fantôme initiatique. Guillaume Nicloux sonne le premier électrochoc du festival de Cannes 2018, dans la section de la Quinzaine des réalisateurs avec un film âpre, sec et violent, ponctué d'une imagerie aussi ésotérique que cadenassée. Les confins du monde est un exercice de style assez périlleux, complaisant dirons les plus réfractaires à l’œuvre, mais qui distille sa violence graphique avec une grande maîtrise.
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Cannes 2018 : Yomeddine d’Abu Bakr Shawky, le regard de l’humanité

Le Festival de Cannes 2018, dans sa sélection officielle nous présente Yomeddine de Abu Bakr Shawky qui questionne sur le regard de chacun, et la manière dont sont insérés ou isolés les « freaks » des temps modernes. Humble et juste dans sa manière d'accompagner ses protagonistes, Yomeddine est un road movie touchant, aussi terre à terre que crépusculaire dans une Égypte de marginaux.