Ghost in The Shell étant à l’animé ce qu’est Mona Lisa pour le Louvre : la perspective de voir un gros studio d’en faire un remake à la sauce US n’avait rien d’engageant. C’était sans compter sur Rupert Sanders, qui en jouant la carte du fan éperdu, parvient à livrer un film fidèle aux canons esquissés par Masamune Shirow. 

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre : humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Mrs Robot…

Il est toujours difficile d’aborder le cas du remake de nos jours. Qui plus est, quand il consiste à s’emparer d’un chef d’œuvre de l’animation japonaise pour l’américaniser. C’est pourtant le pari entrepris par Rupert Sanders (Blanche Neige et le Chasseur), grand fan de l’animé, qui a voulu donner sa version de cette histoire mêlant conscience, âme et transhumanisme. Sur le papier, cela semblait en plus prometteur : Scarlett Johansson en Major, le rare Clint Mansell à la musique, et plus important encore la présence du grand Takeshi Kitano au casting. Et à l’écran ? Force est d’admettre que le film clivera : d’un coté, en charmant les néophytes qui seront récompensés par un film esthétiquement solide et nanti d’une Scar-Jo dans son élément ; de l’autre, en risquant d’irriter les fans purs et durs qui eux, seront sans doute décontenancés à la vue d’un film qui reprend le nom de son illustre aîné sans en reprendre toute la moelle qui l’a érigé en chef d’oeuvre. Et autant dire qu’à la rédaction, on penche davantage du coté des conquis. Et pour pas mal de raisons en fait. Le visuel est stupéfiant et ne se repose pas que sur des CGI, le casting est investi et surtout très hétéroclite (des américains, des danois, des japonais, des français) et on a droit à un scénario plutôt malin. Comprenez par là que le film, bien que taxé de white-washing (du nom de cette polémique fumeuse à Hollywood qui consiste à engager des acteurs caucasiens pour tout type de rôle) parvient à incorporer cette polémique dans son script et donc à rendre valable la présence de Scar-Jo dans le body du major, pourtant clairement asiatique.

Bonus in the Shell

Un tel projet nécessitant une débauche de moyens comme seul Hollywood pourrait le permettre, on se doutait que le projet saurait nous rappeler pourquoi cet univers aussi foisonnant a su se faire une place dans le coeur des geeks. Et ça n’a pas trompé. Bien qu’on regrettera encore une fois de voir la galette Blu-Ray plus étoffée que son homologue DVD, on ne boudera pas son plaisir devant les quelques modules contenus dans les bonus. D’abord, celui nommé « Humanité sous-jacente : la réalisation de Ghost in The Shell » qui tend à expliquer tout le processus créatif et la vision du cinéaste Rupert Saunders, puis « Homme et Machine : la philosophie des ghosts » qui essaie à son tour d’expliquer le principal enjeu du film, à savoir l’âme ; et enfin « Section 9 : cyber-protecteurs » qui se focalise sur la division du Major, chargé de limiter les dérives du transhumanisme contenues dans le film.

Caractéristique DVD

Image : 16/9 Full Frame 1.78 :1 / Durée : 1h42
Audio : Anglais, Anglais audio descriptif et Français Dolby Digital AC3 5.1 Surround Sous-titres: Anglais (sourds et malentendants), Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Norvégien, Suédois
Bonus du DVD :
Section 9 : cyber-protecteurs / Homme et Machine : la philosophie des ghosts

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Caractéristiques Blu-ray

Image : 16/9 Full Frame 1.78 :1 / Durée : 1h46
Audio : Anglais Dolby Atmos, Anglais audio descriptif, Français, Hongrois, Italien, Japonais et Espagnol DolbyDigital AC3 5.1 Surround
Sous-titres: Anglais (sourds et malentendants), Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Hongrois, Italien, Japonais, Norvégien, Suédois, Espagnol
Bonus du Blu-ray :
Humanité sous-jacente : la réalisation de Ghost in the Shell Section 9 : cyber-protecteurs
Homme et Machine : la philosophie des ghosts

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Caractéristiques Blu-ray 3D 
Audio : Anglais Dolby Atmos, Anglais piste audio descriptive, Espagnol, Français, Italien et Japonais Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Malais, Cantonais, Tchèque, Danois, Allemand, Grec, Anglais, Espagnol, Français, Hébreu, Islandais, Italien, Japonais, Coréen, Hongrois, Mandarin, Néerlandais, Norvégien, Portugais, Roumain, Slovaque, Finnois, Suédois, Thaïlandais, Turc, Ukrainien, Anglais (sourds et malentendants)

Caractéristiques Blu-ray 4K 
Audio : Anglais Dolby Atmos, Anglais piste audio descriptive, Espagnol, Français, Italien et Japonais Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Malais, Cantonais, Tchèque, Danois, Allemand, Grec, Anglais, Espagnol, Français, Hébreu, Islandais, Italien, Japonais, Coréen, Hongrois, Mandarin, Néerlandais, Norvégien, Portugais, Roumain, Slovaque, Finnois, Suédois, Thaïlandais, Turc, Ukrainien, Anglais (sourds et malentendants)

Bande-annonce : Ghost in The Shell

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