How To Get Away With Murder, une série de Peter Nowalk : Critique de la saison 3
4.5Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)

How To Get Away With Murder, le meilleur soap judiciaire de cette dernière décennie signe une troisième saison plus intelligente que divertissante tout en pressant sur la gâchette de nos attentes pour une saison 4 qui continuera de creuser au sein de la Keating Five…

Synopsis : Après que l’incendie ravageur qui a détruit la maison d’Annalise Keating, brûlant en partie le corps de Wes Gibbins, absolument tous les moyens sont bons pour retrouver le ou les auteurs. Frank s’est littéralement sacrifié pour regagner la confiance de l’avocate qui a passé plusieurs semaines en prison, jusqu’à provoquer sa camarade de cellule pour en sortir. Le procureur Denver continue quant à lui de s’acharner sur Annalise pour faire la lumière sur les meurtres de Sam, Rebecca et Sinclair…

Toucher le fond…

karla-souza-laurel-hopital-HTGAWM-saison-3On dit qu’une fois six pieds sous terre, il est difficile de creuser plus profond. Sauf si l’énergie nous le permet… Métaphore sur le fait de sombrer et ici Annalise ne peut pas aller plus mal. Elle a perdu son emploi à l’université, sa famille, sa maison, sa réputation et maintenant le fils qu’elle n’a jamais eu, Wes ! Et pourtant, on continue de la soupçonner, tout comme Connor qui ne semble pas pâtir de la disparition de l’étudiant qu’il nommait « Wait List » (liste d’attente). La première partie de cette nouvelle saison se poursuit habilement sur la reprise des cours tandis que la professeure est accusée de meurtre et que Frank, toujours disparu, ne sait pas comment reprendre contact avec elle. L’arc narratif Laurel/Wes gagne progressivement en crédibilité tandis que celui de Connor/Oliver perd toute vraisemblance à des fins de « rallonger la sauce » comme on dit dans le jargon. Pourquoi peut-on cependant tout excuser? Car nous avons atteint un tel niveau d’empathie à ce stade de l’aventure que les blancs en neige peuvent se permettre de redescendre. Désolé pour l’image culinaire, Laurel est enceinte et Annalise alcoolique. Tous les ingrédients des Feux de l’amour sont réunis. Des troubles de paternité jusqu’aux faux aveux… A la différence que le traitement cinématographique, plus mâture, avec une bande sonore toujours autant alternative électrique aérienne et diablement sexy (encore IAMX ou Zola Jesus, Woodkid, Essaie PasChromatics, Perfume Genius, Mating Ritual…) couplé à un sens de la révélation au compte goutte permet de réunir un plus large public que la ménagère de plus de quarante ans (et pourtant cœur de cible de départ). On connait le procédé, on est habitué à l’opposition chromatique passé/présent ainsi qu’aux fausses pistes et au transfert de culpabilité. Cela ne nous empêche pas de pleurer la mort de Wes, de crier de surprise au cliffhanger, ou de nous attendrir à l’arrivée de Mama jouée par Cicely Tyson dont le CV est plus étoffé que celui de Meryl Streep et Isabelle Huppert réunies, pourtant méconnue !

La première partie ne s’articule cette fois-ci non pas sur un « Whodunnit » viola-davis-HTGAWM-saison-3(qui est le tueur ?), mais sur un « whosgone » (qui est mort ?) dans l’incendie de la maison principale, mais aussi comment ? Les étudiants font partie à présent d’une clinique de droit pénal où chacun est en compétition pour décrocher des affaires pro bono*, créée par Annalise qui a anticipé sa démission, car sa réputation à la fin de la saison 2 commençait à être salie par des problèmes d’alcoolisme notamment. Elle y a rencontré la doyenne Hargrove de l’université de Middleton. Toujours au 9ème épisode des premières révélations, les fans appréhendent la trêve hivernale comme la peste. Pour ceux qui n’ont pas commencé cette troisième saison, il est temps de faire demi tour. SPOILER ALERTS

Qui a tué Wes ? Accepter le suicide pour effacer du tableau les crimes précédents est un compromis relativement acceptable. Le tour de force est remarquable. Faire de ce personnage clé, un axe majeur de la seconde saison pour davantage surprendre était « presque » prévisible. D’autant plus que nous avons à ceci près épuisé tout son historique. Quoique, que s’est-il passé avant son entrée à l’université ? Tous les regards sont rivés sur Laurel, car rappelez-vous, Annalise lui assène pour qu’elle lui tire dessus :: « tu as vécu bien pire avec ton père ! » (Revoir la scène finale). La magie des scénaristes est de nous détourner l’attention sur chaque nouvel arc narratif à la manière d’un laser pointé au mur qu’un chien ou un chat pourrait suivre jusqu’à vouloir l’attraper. La liaison de Nate et Atwood, payée par Denver; la culpabilité de Frank sur l’incendie; la présence de Connor; la paternité de Christophe/Wes et les Mahoney que l’on veut responsables (Wallace a tout même commandité l’accident qui a tué l’enfant qu’Annalise portait!) ; le couple Asher/Michaela vs Oliver/Connor; la sénilité de Mama; ce qui unit Frank à Bonnie…  Plus d’une corde à leurs arcs et pardonnez le jeu de mot quand l’écriture permet de tels niveaux d’exigence, on peut se le permettre. Moins d’humour certes pour davantage d’émotion. On aura jamais vu Viola Davis pleurer autant par épisode. Mais de cette évolution des personnages naît un véritable amour porté à chacun d’entre eux. Par ailleurs, il semblerait que rien ne soit laissé au hasard ou abandonné gratuitement. Ce n’est pas du recyclage, mais de l’économie intelligente, rendre toute chose, toute interrogation, chacun des personnages, chaque geste, situation, dialogues ou relations utiles à l’avancée en puissance. Et bien que le personnage de Nate soit dans cette saison, une carapace vide agissant sans grande réelle motivation, d’autres ne sont pas en reste et ainsi l’actrice jouant Laurel Castillo (Karla Souza) n’est pas toujours au meilleur de sa forme. Il est profondément intéressant de voir à quel point Frank est capable de se sacrifier pour aider celle qui l’a recueilli. Entre petit chiot maladroit, apeuré et bras droit toujours de confiance, le personnage est plus complexe qu’il n’y paraît et le trio de dispute (Bonnie, Annalise, Frank/révolver) est saisissant. Et à ce titre, on se pose des questions sur les réelles motivations du personnage joué par Liza Weil. Est-elle aussi un pantin agissant ou toujours dans l’abandon de soi pour suivre celle qui l’a sauvée des griffes de son père violeur? Seul défaut au tableau, les convictions des personnages se lançant à coeur perdu dans leur propre survie deviennent des automatismes.

Si la rupture d’Oliver et Connor n’était pas nécessaire, voire à éviter (du moins pour les raisons énoncées), d’autres évolutions sont appréciables, témoins de la réelle et intime passion des scénaristes pour ce qu’ils racontent. Asher de bête de foire, fils à papa, il est devenu un petit ami bienveillant n’hésitant pas à montrer son attachement et sa loyauté suite à la mort de Wes. Michaela de fille à marier friquée est devenue une jeune femme relativement fragile, adoptée par des parents blancs égoïstes, elle se montre vindicative et reprend les rênes du groupe, détenues par Laurel dans la précédente saison. Celle-ci est présentement  bien faible, endeuillée (le jeu est un peu inconsistant ou surfait), mais prête à tout pour se venger. D’autres interrogations entravent partiellement la compréhension, mais nullement l’empathie : pourquoi Annalise appelle-t-elle Wes, Laurel, Connor pour les retrouver à la maison?

* Pour le bien public : volontairement, gratuitement ou pour des honoraires modiques, à faire reconnaître ou protéger les droits de personnes défavorisées

How To Get Away With Murder saison 3 : Extrait 1

L’atmosphère musicale se résume par ce titre remix de Cody Crump – Burn qui allie macabre, élégance et chagrin (l’originale). Telle une marche funèbre burtonesque montant crescendo et redescendant dans un murmure à la sortie de Keyser Söze à la fin de Usual Suspect. Car l’hommage est bel et bien là, dans la surprise des faux coupables tandis que la principale victime sort du commissariat à la fin de cet extrait.

Cette nouvelle saison creuse encore plus dans chacun des personnages dévoilant leurs sacrifices, leurs limites. La rédemption de Frank, le deuil d’Annalise, le mal-être de Connor, les sentiments de Laurel et de Michaela… Autant d’éléments qui donnent presque l’impression d’avoir affaire à de nouveaux personnages. Les nouveaux ici sont l’ex-petite amie de Wes, Meggy, étudiante infirmière, l’assistante du procureur Rene Atwood qui a couché avec Nate, la mère adoptive de Michaela qu’elle héberge et nous retrouvons le fils et la mère Mahoney (autre révélation: le père de Christophe ne serait pas le père, mais le fils, Charles Mahoney, alors que les deux acteurs ont seulement quatre ans d’écart..!). Autre « ancien », le père de Laurel (qui entre la saison 1 et 2 a changé de tête bref!), les parents d’Annalise, mais on regrette l’absence de la soeur vengeresse Hannah Keating ou encore plus de Eve, l’amie lesbienne avocate!

How To Get Away With Murder saison 3 : Extrait 2

Tandis qu’Asher s’est montré plus humanisant suite aux différents événements, Connor réagit de manière diamétralement opposée. Il est devenu insensible, « brisé et malade (tout cela doit s’arrêter) ». Rappelons ce par quoi ils en sont tous passés : un premier crime passant pour de la légitime défense, puis Annalise qui leur demande de lui tirer dessus, le meurtre de Sinclair à cacher sans oublier la culpabilité sans cesse remise en question des Hapstall et toutes les affaires qu’ils doivent prendre en charge en trouvant de quoi disculper les différents clients… Le traitement psychologique peut être lourd. Surtout pour Wes qui en plus d’avoir vu mourir sa mère, tombé amoureux d’une possible meurtrière, ayant tué Sam, tiré sur Annalise, voit mourir des années plus tard son « père » dans la rue. On se demande si le garçon n’était pas « dérangé » déjà arrivé à l’université. Malgré tout, il est resté le parfait gendre, dissimulé et droit. Selon l’acteur lui-même, sa participation à la série n’est pas terminée et l’on s’en réjouit d’avance. Le personnage de Laurel également se renferme sur lui-même et est sur le point de diamétralement changer. Prête à tirer à bout portant sur Charles Mahoney en pleine rue dans le dernier épisode, décidant d’avorter comme pour rejeter tout souvenir possiblement heureux ou trace d’une féminité passive.

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How To Get Away With Murder saison 3 : Promo des deux derniers épisodes

Les cartes sont redistribuées pour permettre à presque tous les personnages d’évoluer. Au travers d’un incendie, le décès d’un proche de la Keating Five, l’emprisonnement d’Annalise, les quinze épisodes savent nous tenir en haleine et pourtant ce n’était pas chose promise dès le pilote. Première déception, on nous promettait un personnage important pour Mary J.Blige, ce n’est autre que la coiffeuse d’Annalise. Reviendra-t-elle? Mais le talent d’HTGAWM est de toujours ouvrir en conclusion. Lorsque l’on ne savait pas qui avait tué Rebecca à la fin de la 1, le père Mahoney à la 2, là ce sont les liens unissant le procureur Denver à Dominik (ami d’enfance de Laurel) qui a tué Wes sur les ordres du père Castillo, tout comme la réponse de Connor à la demande en mariage, mais cet arc narratif a perdu notre intérêt. Une quatrième saison est prévue pour l’automne 2017, malgré des chutes d’audience significatives, plus de 3 millions par saison. La première frôlait les 10 en moyenne, la deuxième 7 et la troisième a réalisé sa pire audience lors du treizième épisode qui a rassemblé 4,53 millions d’américains un jeudi soir devant ABC. Si la quatrième continue de voir chuter les fidèles, ce sera probablement la dernière. A notre plus grand regret !

How To Get Away With Murder saison 3 : Fiche Technique

Réalisateur: Bill D’Elia (1, 9, 15), Zetna Fuentes (2), Stephen Cragg (3), Kevin Rodney Sullivan (4), Jann Turner (5), Sharat Raju (6), Mike Smith (7), Morenike Balogun (8), Jennifer Getzinger (10), Nicole Rubio (11), Cherie Nowlan (12), Hanelle Culpepper (13), Jet Wilkinson (14).
Scénaristes: Peter Nowalk (1, 15), Angela Robinson (2), Joe Fazzio (3, 14), Erika Green Swafford (4), J.C. Lee (5), Fernanda Coppel (6), Erica Harrison (7), Jet Wilkinson (8), Michael Foley (9),Sarah L. Thompson (10), Abby Ajayi (11), Daniel Robinson (12), Brendan Kelly (13).
Interprétation: Viola Davis (Annalise Keating), Billy Brown II (Nate Leahy), Alfred Enoch (Wes Gibbins), Jack Falahee (Connor Walsh), Aja Naomi King (Michaela Pratt), Matt McGorry (Asher Millstone), Karla Souza (Laurel Castillo), Charlie Weber (Franck Delfino), Liza Weil (Bonnie Winterbottom), Conrad Ricamora (Oliver Hampton), Benito Martinez (le procureur Todd Denver), L. Scott Caldwell (Jasmine), Cicely Tyson (Ophelia Harkness), Roger Robinson (Mac Harkness), Milauna Jackson (Rene Atwood), Corbin Reid (Meggy Travers), Jacqueline Hahn (Juge Barbara Jacobs), Gloria Garayua (Detective Brianna Davis), Behzad Dabu (l’étudiant Simon Drake)…

Musique : Photek, IAMX…
Producteurs délégués: Shonda Rhimes, Peter Nowalk, Betsy Beers, Bill D’Elia
Studios de productions : ABC Studios et Shondaland Productions
Format : 15 épisodes de 42 minutes

How To Get Away With Murder saison 3 : Petit Bonus

Nous avons traduit pour vous un entretien du créateur Peter Nowalk donné à The Hollywood Reporter. Enjoy! (Lire ici l’original de l’article) SPOILER ALERTS

peter-nowalkJusqu’à quel point Laurel a-t-elle connaissance des affaires de son père? 

Elle en sait déjà beaucoup, des magouilles et mauvaises tournures qu’on pris certaines, comme n’importe quel enfant qui voit bien que ses parents font le bien ou le mal. Peut-être qu’elle a essayé de s’en échapper, de fermer les yeux, car elle ne pouvait rien y faire pour changer cela. Mais son père ne le lui a pas laissé le choix et elle y a participé… La performance de Karla Souza est superbe. On arrive à voir toute cette évolution sur son visage muet en une seconde. Vous la voyez se dire « Attends, c’est bizarre. Attends, suis-je une mauvaise personne? Oh mon dieu, mon père est-il derrière tout ça? ». Elle est tellement intelligente et a conscience de combien son père est dangereux et que c’est maintenant possible.

Est-ce qu’on doit donc s’attendre à voir l’univers de HTGAWM s’étendre au-delà de la Keating 5 dans la 4ème saison?

Je ne pourrais pas vous en dire autant, mais nous avons ouvert une porte et nous devons aux spectateurs des réponses aux questions, donc oui. Nous avions laissé des indices, mais je pense que nous devons maintenant leur dire ce qu’il se passe réellement. Comment Dominic connaît le procureur Denver ? Est-ce que cela sous-entend que le père de Laurel le connaît ? Est-ce possible qu’ils en sachent plus sur les Mahoney ? C’est bien plus compliqué que ce que vous pouvez imaginer.

Va-t-on en voir plus sur les Mahoney? 

C’est envisageable. Il y a un lourd passif entre Annalise et Silvia et si Laurel se demande si son père connaissait les Mahoney – je pense tout cela possible, mais ce sera du côté de la famille Castillo qu’il faudra se tourner principalement dans la 4ème saison.

Et quant à Dominic?

Bien sûr ! C’est une grande question qui nécessite qu’on y réponde. Il semblait très amical vis-à-vis de Laurel, donc nous connaîtrons ce qu’elle pense à son sujet, leur historique et s’il y a un futur possible. Il y a beaucoup à creuser là-dedans.

La structure sera-t-elle identique à la saison 3?

Je me fais beaucoup de souci sur comment ouvrir avec quelque chose qui fonctionne à la manière des 10 Petits Nègres [d’Agatha Christie] à l’envers. Mais chaque saison a été un peu différente. La série a trouvé cette particularité et parfois je me demande si pour une fois on ne ferait pas les choses de la même manière. Ce qui m’importe est que les arcs narratifs doivent être résolus. Et je ne sais pas encore ce que l’on va raconter…

keating-5-HTGAWM-saison-3Les fantômes que se faisait Wes des meurtres de Sam et Rebecca vont-ils disparaître avec lui, le groupe en est-il éloigné ou vont-ils revenir les hanter? 

Ce sera de l’histoire ancienne aussi longtemps que Denver ne sentira plus de menace pesant sur ces crimes dits « résolus ». Mais ça veut pas dire qu’un autre ne reprendra pas les investigations. Mais Annalise n’avait pas d’autre choix que de mettre cela sur la tête de Wes. C’était intelligent de sa part. Pour son propre bien et celui du groupe, j’espère que ça fonctionne, mais on en verra plus sur ce choix. Je pense que ça va leur permettre une petite coupure dans tout ce qu’ils ont vécu et leur permettre de continuer à vivre différemment.

Annalise a appelé Wes « mon fils » lorsqu’elle s’effondre au dernier épisode aux Alcooliques Anonymes . Qu’est-ce que cela va signifier? 

C’est très porteur d’espoir – du moins comme je le perçois – parce qu’elle prend conscience de sa douleur. C’est probablement la première étape. Il faut beaucoup de courage pour avouer devant un groupe d’inconnus des choses que l’on ne se dirait pas à soi-même. Je ne me prononcerai pas davantage, car la performance de Viola est 100 fois plus explicite que tout ce que je pourrais dire à ce sujet, mais ça montre qu’elle veut aller de l’avant.

Comment Connor va-t-il faire face à sa culpabilité au sujet de la mort de Wes, puis de son enlèvement, et maintenant la demande en mariage?

Je ne sais pas si c’est le meilleur moment pour Oliver de demander sa main, mais ça montre comment ces personnes vivent. Ils essayent tout juste de survivre. Connor ne pouvait pas répondre sur le fait. Il a besoin de davantage de temps pour encaisser et procéder, mais je pense qu’il est en train de mûrir. Il est tellement méfiant et il en a conscience, mais je pense que les deux derniers épisodes lui ont vraiment montré qu’essayer de faire « bien » les choses n’a pas eu l’effet escompté. Je suis excité parce que je sens que tous les personnages grandissent. Même Michaela disant «Je t’aime» à Asher, c’est sa manière de grandir. Je pense qu’ils ont dû grandir très vite, et je pense que c’est ce que cette finale a vraiment été pour moi – grandir pour le meilleur et le pire.

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A propos de l'auteur

Antoine Mournes
Responsable Series

Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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