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Après l’ovation que Le grand bain a déclenchée dimanche 13 mai à Cannes, l’équipe du film est passée à l’épreuve habituelle de la Conférence de presse pour finir cette belle aventure cannoise.

Le projet a mis 5 ans à voir le jour. Les producteurs commencent à prendre la parole avec une grande fierté et un large bonheur sur leur visage. Hugo Selignac profite de son mal de gorge pour ne pas avoir à s’exprimer sur le sujet tant l’émotion est grande. Le film raconte une aventure amicale, que le tournage a été également.

Eric Libiot (aux femmes) : Vous êtes en minorité parmi cette bande de mecs, comment vous vous êtes senties pendant le tournage ?

Marina Foïs : C’est vrai que c’est rare dans le cinéma… (rires)

Leïla Bekhti: Ça s’est hyper bien passé, moi j’ai adoré ce film. Il y avait des acteurs que je connaissais pas comme Benoît, Mathieu, Philippe et je le dis souvent, j’aime ce film comme j’aime Gilles. J’ai adoré être avec eux, je me sentais bien, je me suis pas sentie en minorité, (elle demande à Marina de valider.)

Marina Foïs : Désolée mais moi je pense tellement à moi-même sur un film que je ne sens jamais en minorité de toute façon.

Leïla Bekhti : C’est vrai, tu m’as appris ça en plus. C’était génial. En plus je les ai menés à la baguette et c’était un peu jouissif.

conference-presse-le-grand-bain-leila-bekhti-guillaume-canetEric Libiot : Autour de cette table, il y a 3 metteurs en scène, est-ce que ça change quelque chose, est-ce qu’on a un regard particulier singulier quand on a soi même réalisé ? 

Mathieu Amalric : Non, on est complices, on connaît la solitude du metteur en scène.

Guillaume Canet : J’ai jamais eu envie de juger le metteur en scène, à partir du moment où je pars dans une histoire, une aventure, c’est que j’ai une grande confiance en lui. Gilles, j’avais déjà tourné avec lui sur Narco et c’est quelqu’un qui a une vision très particulière. Il sait vraiment ce qu’il veut, il est très précis. Il a une vision du cadre, c’est vraiment quelqu’un qui a un souci de l’esthétisme, d’ailleurs on le sent bien dans le film quand il y a des plans magnifiques. Il y a une économie dans le découpage qui permet un certain langage qui est très fort.

Philippe Katerine : Gilles est quelqu’un d’extrêmement rassurant, qui a une autorité naturelle et s’y soumettre est à la fois un honneur et un plaisir.

Felix Moati : Le cinéma est un art collectif et Gilles le fait extrêmement bien. Il m’a beaucoup galvanisé.

Journaliste RTBF : Comment vous avez trouvé la tonalité pour faire exister tous les personnages et trouver cette espèce de fil entre justement l’émotion et le rire ? Comment est-ce que vous avez travaillé ça et qu’est-ce que vous aviez envie de dire sur ces hommes ?

Gilles Lellouche : Je ne suis jamais parti dans l’idée de faire ou une comédie ou un film social ou un drame. J’ai beaucoup travaillé sur l’âge des personnages pour qu’il y ait un enjeu pour chacun d’eux et une empathie forte. (…) J’ai simplement voulu être libre à l’intérieur de tout ça. Il y a une espèce de radicalité dans le cinéma français qui se trouve ou comique, ou dramatique, ou sociale, que je trouve un tout petit peu ennuyeuse, un peu définitive et du coup un peu bornée. Je voulais mélanger des talents, des familles qui ne sont pas proches au même titre que j’ai essayé de mélanger les tonalités.

Journaliste C-News Matin : Vous êtes aussi comédien, est-ce que la décision de ne pas jouer dans le film a été prise dès le départ ou c’est au fil du scénario que vous vous êtes dits que vous préfériez rester à la réalisation ? Et est-ce que vous ne le regrettez pas ?

Gilles Lellouche : Déjà je me voyais pas les diriger en slip. (rires) Au début j’avais eu l’idée, mais j’en aurais été absolument incapable j’avais trop de travail et ils se sont beaucoup entraînés. J’ai été porté par leur génie. C’est la plus belle expérience de ma vie professionnelle. Je me suis totalement senti à ma place, peut être même plus qu’en tant qu’acteur. C’était beau de les observer, de ne pas être jugé et de n’être que juge.

Sud Radio  : Le premier moment où vous vous êtes retrouvés en slip comme ça, comment vous vous sentiez ? Comment ça s’est passé l’entraînement ?

Alban Ivanov :  On savait qu’on n’allait pas être des champions mais on s’est fait prendre au jeu et humainement on avait envie de bien faire.

Gilles Lellouche : ils se sont énormément entraînés, 3 heures dans un bassin 2 fois par semaine en plein mois de décembre il y a plus fun. Ils avaient commencé le tournage avant moi finalement, et quand ils sont arrivés sur mon plateau ils avaient déjà une relation d’amitié et de solidarité très forte.

Alban Ivanov : Croyez-moi que c’est pas facile de trouver de la grâce dans un corps de boulanger. (rire de l’équipe et de la salle)

Guillaume Canet : Ce qui était le plus difficile, c’était le tournage de nuit. On s’en foutait de savoir quel look on avait et à force il y a eu cette fierté de voir notre progression à l’écran. Et au fur et à mesure du film, ça nous a rapprochés.

Gilles Lellouche : Ils étaient pris dans le truc c’était vraiment beau à voir. Ils se sont vraiment pris au jeu.

Tamilchelvan Balasingham : Je ne savais pas nager avant le film, j’ai pris 10 séances avec une maitre nageuse et après j’ai été opérationnel. C’est une expérience que j’attendais pas, je suis pas comédien à la base alors merci à Gilles, Alain et Hugo.

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